
Des recherches à Dalhousie illustrent les avantages de l’agriculture
biologique pour l’environnement
Les chercheurs de l’École pour l’étude des
ressources et de l’environnement (School for Resource and Environmental
Studies) de la faculté de gestion de l’Université
Dalhousie ont publié les résultats de leur recherche qui
illustrent les avantages qu’entraînerait une conversion totale
aux méthodes de l’agriculture biologique de la production
du maïs, du blé, du soja et du canola au Canada.
« Nous estimons qu’une telle conversion entraînerait
une réduction totale annuelle de 4,8 millions de tonnes des émissions
de gaz à effet de serre », affirme Nathan Pelletier, chercheur
principal et titulaire d’un doctorat de l’École pour
l’étude des ressources et de l’environnement de la
Faculté. Il ajoute qu’un « tel potentiel de réduction
a beaucoup d’importance étant donné la gravité
de l’impact que les changements climatiques sont susceptibles de
causer à la société humaine et aux écosystèmes.
» M. Pelletier, ainsi que le professeur Peter Tyedmers et Nicole
Arsenault, ont participé à la rédaction d’un
document intitulé « Scenario Modeling Potential Eco-Efficiency
Gains from a Transition to Organic Agriculture: Life Cycle Perspectives
on Canadian Canola, Corn, Soy, and Wheat Production », qui sera
publié dans le journal Environmental Management par Springer Science+Business
Media.
L’étude a modélisé la réduction potentielle
des demandes cumulatives en énergie (autant pour les énergies
fossiles que les énergies renouvelables), du réchauffement
climatique, des émissions acidifiantes appauvrissant la couche
d’ozone, associés à une transition hypothétique
à l’échelle nationale de la production conventionnelle
à la production biologique des quatre principales grandes cultures
(canola, maïs, soja et blé) au Canada. Les résultats
indiquent qu’une transition totale à la production biologique
des cultures consommerait 39 % autant d’énergie et générerait
77 % des émissions qui causent le réchauffement planétaire,
17 % des émissions appauvrissant la couche d’ozone et 96
% des émissions acidifiantes associées à la production
nationale actuelle de ces cultures. Ces différences étaient
presque exclusivement attribuables aux types d’engrais utilisés
dans les cultures conventionnelles et biologiques et sont le plus influencés
par les demandes en énergie cumulatives plus élevées
et par les émissions associées à la production des
engrais conventionnels azotés en comparaison avec la production
des engrais verts utilisés pour la fixation biologique de l’azote
dans l’agriculture biologique. Dans l’ensemble, ils estiment
qu’une transition totale à la production biologique de ces
cultures au Canada entraînerait une réduction de 0,8 % de
la consommation énergétique nationale, de 0,6 % des émissions
causant le réchauffement climatique planétaire et de 1,0
% des émissions acidifiantes. La transition aurait toutefois une
influence négligeable sur la réduction des émissions
appauvrissant la couche d’ozone.
« Les avantages de l’agriculture biologique ont été
clairement illustrés sur le plan de la réduction des impacts
sur la biodiversité et de l’exposition humaine à un
vaste éventail de toxines connues. Nos travaux illustrent clairement
les avantages potentiels et considérables que le Canada et le monde
retireraient d’une conversion globale des grandes cultures canadiennes
», atteste le professeur Tyedmers.
En 2005, le canola, le maïs, le soja et le blé produits avec
des méthodes conventionnelles représentaient 75 % des superficies
ensemencées et de toutes les grandes cultures au Canada (à
l’exception du blé) et occupaient 24,2 millions d’hectares
du paysage agricole canadien.
Source
Le présent communiqué de presse a été émis
par l’Université Dalhousie (Halifax, Nouvelle-Écosse)
le mardi 21 octobre 2008 et son affichage est autorisé.
See Abstract
of scientific paper
English
Affiché en mars 2009
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