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L’industrie cherche à alléger les contraintes paperassières - Le Conseil biologique de l’Ontario a été mis sur pied dans le but de rapprocher tous les secteurs d’activité de cette industrie

par Jeffrey Carter, collaboration spéciale à l’Ontario Farmer - 6 février 2007

Tant au niveau fédéral que provincial, on s’attaque à réduire le foisonnement bureaucratique entourant le secteur du bio.

À l’échelle provinciale, le Conseil biologique de l’Ontario (CBO) a été mis sur pied en janvier dernier. Selon l’administratrice de l’organisme, Kim Thorne, le Conseil entend représenter tous les segments de cette industrie ontarienne.

« Il s’agissait de créer un OSBL basé sur l’adhésion, dont la mission serait de représenter l’ensemble de l’industrie biologique ontarienne », expliquait Mme Thorne lors de son récent passage à la Conférence biologique de Guelph.

L’organisme est financé, pour les trois années à venir, par le programme du gouvernement fédéral CanAdvance. Un conseil par intérim de directeurs bénévoles a été formé, avec Ted Soudant de Fieldgate Organic comme président.

Ce conseil comprend en outre neuf membres additionnels, dont des représentants des groupes de producteurs et de transformateurs.

La première assemblée annuelle s’est tenue le 28 mars dernier à Guelph.
Pour les producteurs, il en coûte 25 $ ou 75 $ pour devenir membre, selon la taille de l’exploitation. Les associations, les agences de certification, les détaillants, les distributeurs, les transformateurs et les grossistes peuvent également devenir membres, pour des sommes variant entre 100 $ et 1000 $.

L’Organic Trade Association (OTA), pour sa part, fait la promotion des intérêts commerciaux de l’industrie biologique tant au niveau fédéral qu’à l’échelle de l’Amérique du Nord. Selon Stephanie Wells, d’Ottawa, qui fait présentement office d’agent de liaison de l’OTA au Canada, un administrateur délégué aux affaires canadiennes devrait être en poste sous peu.

Mme Wells a consacré beaucoup de temps à élaborer le point de l’industrie sur les nouvelles normes sur les produits biologiques qui entreront progressivement en vigueur au cours des deux prochaines années

Avec ces normes, les chevauchements bureaucratiques doivent être réduits au minimum. Par exemple, il existe actuellement un processus d’attestation pour prouver que les agences de certification biologique possèdent aussi l’accréditation ISO de l’Organisation internationale de normalisation.

Un autre enjeu concerne la demande faite aux transformateurs de préciser ingrédient par ingrédient le pourcentage de teneur biologique des aliments contenus dans leurs préparations.

« Les fabricants ont poussé les hauts cris! », raconte Mme Wells.

Bien que cette règle, qui vise à déterminer la proportion biologique globale des produits transformés, soit raisonnable, les transformateurs étaient en droit de craindre la perte de la confidentialité de leurs recettes. Une solution viable est d’obtenir des inspecteurs de la CFIA qu’ils examinent les recettes sans les recopier lors de leur visite des installations.

Mme Wells affirme que la « liste de substances » actuelle en préoccupe également plusieurs. Elle suggère aux transformateurs de consulter la liste en question et de communiquer avec elle si l’un des ingrédients dont ils ont besoin ne s’y trouve pas.

Le site Web d’OTA Canada est www.ota.com/otacanada.html

Pour en savoir davantage au sujet du CBO, consultez www.organiccouncil.ca

 


Le Centre d’agriculture biologique du Canada (CABC) remercie l’Ontario Farmer pour la permission d’afficher cet article sur son site Web.

 

Publication: mai 2007

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