
Spaner Lab remporte le tour du chapeau à Organic Connections
Par Brenda Frick, Ph.D.
Les étudiants diplômés Todd Reid, Alison Nelson et
Heather Mason se sont distingués par la qualité de leurs
affiches sur la recherche à l’occasion de Organic Connections
2006. L’excellence de ces étudiants est à l’honneur
de Dean Spaner, de l’Université de l’Alberta, qui les
supervise tous les trois. Le groupe de recherche de Dean se concentre
sur l’agronomie et sur la sélection du blé pour la
production biologique.
Les étudiants ont été choisis parmi ceux qui ont
contribué aux affiches, de l’Alberta à l’Ontario.
Le jury regroupait des experts de la recherche, du développement
des affaires et de la vulgarisation dans le secteur de la culture biologique
dans les prairies. Le concours a été organisé par
le Centre d’agriculture biologique du Canada, les prix en argent
ayant été fournis par la Saskatchewan Organic Directorate.
Les producteurs biologiques ont maintes fois exprimé leurs préoccupations
quant au fait que les variétés sélectionnées
selon la gestion conventionnelle ne soient pas celles qui conviennent
le mieux à la production biologique. L’affiche de Todd Reid
explorait ce point de vue en demandant, « La sélection du
blé de printemps biologique est-elle nécessaire? »
Dans sa recherche, Todd a croisé différentes variétés
de blé et a cultivé les descendances selon la gestion biologique
et la gestion conventionnelle. Il a 79 souches de blé, cultivés
sur 8 années-site.
Dans la première analyse de ses résultats, Todd a comparé
les souches qui se classaient dans les premiers 10 % en terme de rendement
selon la gestion biologique à celles qui se classaient dans les
premiers 10 % en terme de rendement selon la gestion conventionnelle.
Ces deux groupes n’avaient qu’un seul membre en commun. L’analyse
de Todd n’en est toujours qu’au stade préliminaire
et il n’a pour l’instant étudié que les résultats
relatifs au rendement.
Ses résultats indiquent que la sélection des meilleures
souches en gestion conventionnelle (ce qui se fait couramment) peut ne
pas donner les meilleures souches pour la production biologique. Cela
sous-entend que les producteurs biologiques pourraient bénéficier
de programmes selon lesquels les sélections se feraient dans des
conditions biologiques.
Alison Nelson et Heather Mason ont exploré des façons d’améliorer
la productivité du blé. L’affiche d’Alison demandait,
« Les cultures intercalaires annuelles permettent-elles le contrôle
des mauvaises herbes et l’amélioration de la productivité?
» Elle a cultivé du blé, de l’orge, du canola
et des pois de grande culture, seuls et dans des combinaisons incluant
le blé (p. ex. blé et orge, blé et canola, blé
avec orge et canola, etc.). Dans le cas d’un mélange de deux
cultures, elles étaient ensemencées à la moitié
de la densité des cultures seules. Dans le cas d’un mélange
de trois cultures, elles étaient ensemencées au tiers de
la densité des cultures seules et ainsi de suite. Les essais ont
été faits sur deux sites conventionnels et deux sites biologiques.
Alison a découvert que les mélanges d’orge et de
blé présentaient une biomasse de mauvaises herbes inférieure
à celle des mélanges contenant le pois de grande culture
ou le canola. Elle a comparé le ratio équivalent-terre des
diverses combinaisons. Cette mesure indique si les rendements sont plus
élevés lorsque les cultures sont faites seules ou à
plusieurs. Plusieurs cultures intercalaires, notamment le blé avec
l’orge et le canola, et le blé avec l’orge et le pois,
ont donné un rendement plus élevé à plusieurs.
Bien que les résultats ne soient encore que préliminaires,
cela sous-entend qu’en intercalant des cultures moins compétitives
comme le canola et le pois et des cultures plus compétitives comme
l’orge, on peut supprimer les mauvaises herbes et améliorer
la productivité.
Heather Mason a comparé la capacité de compétition
de différentes variétés de céréales
de printemps et a cherché à savoir si une plus grande densité
des semis pouvait être une méthode valable pour améliorer
la capacité de compétition. Elle espérait identifier
les caractéristiques qui rendent les céréales plus
compétitives. Les variétés qu’elle a choisies
étaient de hauteurs différentes, avaient des taux de maturité
différents et produisaient un nombre différent de travail
du sol.
Heather a découvert que la hauteur, une maturité et une
vigueur précoces jouaient un rôle important dans l’élimination
des mauvaises herbes et le maintien du rendement en présence de
mauvaises herbes. Le travail du sol était moins important. CDC
Go, une nouvelle variété de blé de printemps court,
a donné un grand rendement mais a mal supporté la concurrence
des mauvaises herbes.
Katepwa et Park, des variétés de blé de printemps
plus hautes, plus anciennes, étaient celles qui offraient la meilleure
combinaison rendement/suppression des mauvaises herbes. Pour toutes les
variétés, le fait de doubler la densité des semis
augmentait le rendement, améliorait la suppression des mauvaises
herbes ainsi que les revenus de l’exploitation agricole.
Todd Reid, Alison Nelson, Heather Mason et, bien sûr, Dean Spaner
de l’Université d’Alberta, proposent une recherche
crédible, qui sera utile aux producteurs de blé. En faisant
leurs essais selon les systèmes biologiques et conventionnels,
ils fournissent des résultats intéressants aux producteurs
utilisant l’un ou l’autre système et permettent de
clarifier les similitudes et les différences entre les deux systèmes.
Brenda Frick, Ph.D., P.Ag., est la coordonnatrice pour les Prairies du
CABC (le Centre d’agriculture biologique du Canada) du Collège
de l’agriculture de l’Université de la Saskatchewan.
Elle vous invite à lui faire part de vos commentaires par téléphone
au 306-966-4975 ou par courrier électronique à brenda.frick@usask.ca.
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Affiché en août
2007
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