
Teneur totale en sucre, en acides et en phénol dans les cultivars
de pommes provenant de cultures fruitières biologiques et intégrées
K. Hecke, K. Herbinger, R. Veberic, M. Trobec, H. Toplak, F, Stampar, H. Keppel and D. Grill
Résumé
Objectif
L’objectif de l’étude était d’obtenir
des données relatives à la teneur en sucre, en acides et
en phénol dans les cultivars de pommes provenant de cultures fruitières
biologiques et intégrées par rapport à leur incidence
sur la santé humaine et, particulièrement, en ce qui concerne
les recommandations diététiques.
Situation géographique
Styrie (Autriche) et Slovénie.
Interventions
CLHP, photométrie spectrale, essais organoleptiques
et olfactifs.
Résultats
La teneur totale en sucre dans la plupart des cultivars provenant de cultures
intégrées s’échelonnait entre 115 et 160 g/kg.
Certains cultivars provenant de cultures biologiques ont affiché
des valeurs supérieures. La teneur en acides dans les deux types
de cultivars était semblable. La teneur en phénols dans
les cultivars élevés biologiquement était de loin
supérieure à celle des cultures intégrées.
Conclusion
Il est très important que les patients diabétiques soient
informés de la teneur en sucre en raison de l’hypothèse
diététique générale voulant qu’une portion
de 100 g de fruit contienne 12 g d’hydrocarbures. Cela est valable
pour les cultivars les mieux connus tels que la Golden Delicious ou la
Gala, sans toutefois valoir pour la plupart des cultivars régionaux.
Dans les cas des diabétiques, il est nécessaire de connaître
avec précision la teneur en hydrocarbures des aliments afin d’adapter
la dose d’insuline à la quantité ingérée.
Il est donc utile de connaître la teneur en sucre de chaque cultivar
régional. De plus, en raison des niveaux très élevés
de composés phénoliques constatés dans les cultivars
élevés biologiquement, ainsi que de leur importance pour
la santé humaine, il est recommandé de manger des fruits
produits dans des cultures biologiques de la région plutôt
que ceux élevés selon le système intégré.
Source
European Journal of Clinical Nutrition (2006) 60: 1136-1140
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