
Des bases solides : une collaboration nationale en recherche sur l’agriculture
biologique
Andy Hammermeister, Centre d’agriculture biologique
du Canada, Collège d’agriculture de la Nouvelle-Écosse,
Truro, N.-É., B2N 5E3
Résumé
En 2002, avec l’appui financier du CRSNG, nos collaborateurs en
recherche sur l’agriculture biologique ont dirigé ou pris
part à une série de projets impliquant 20 chercheurs, 13
étudiants de 3e cycle, 31 techniciens et étudiants stagiaires
d’été et plus de 75 fermes biologiques de tout le
Canada. Les projets portaient sur la qualité et la fertilité
des sols, sur les rotations et les systèmes culturaux, ainsi que
sur la lutte contre les insectes et les animaux nuisibles. Les résultats
brièvement résumés ici sont tirés de projets
dirigés par des chercheurs et des chercheures de tout le pays.
La transition des pâturages à des cultures d’annuelles
pourrait, dans un premier temps, déboucher sur une fertilité
accrue, mais qui risque de provoquer des problèmes comme les infestations
de taupins, particulièrement dans les rotations incluant une ou
deux années de plantes fourragères. L’effet à
long terme des rotations sur le phosphore du sol a été identifié
comme étant une question des plus importantes, particulièrement
lorsqu’on n’utilise pas d’amendements comme le compost.
Toutefois, le taux d’apport en éléments nutritifs
des amendements peut s’avérer difficile à prévoir,
et un équilibre adéquat est requis. Dans les exploitations
laitières, les teneurs en P du sol sont largement influencées
par le contenu en phosphore des aliments destinés aux animaux.
Que ce soit en gestion biologique ou en gestion conventionnelle, la sensibilité
à l’érosion des sols est semblable, en dépit
des niveaux plus faibles de matière organique dans les systèmes
biologiques. La susceptibilité à l’érosion
est nettement plus faible avec des rotations (conventionnelles ou biologiques)
incluant des fourrages. Il est possible de diminuer la concurrence des
plantes adventices en accroissant les densités de semis du blé,
en ayant recours au sarclage en temps opportun ou au flammage dans les
cultures de pommes de terre. Comme solutions de remplacement au Spinosad,
on a obtenu d’assez bons résultats en matière de lutte
contre le doryphore de la pomme de terre en utilisant des produits à
base de margousier (neem) ou en ayant recours au flammage.
Présentation
complète (English PDF)
Source
Colloque de recherche en agriculture biologique, Guelph, Ontario, Janvier 2007
English
Affiché en juillet 2007
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