
Effets de la diversité à l’intérieur des
cultures sur la colonisation des insectes nuisibles
S. Finch et R.H. Collier
Horticulture Research International, Wellesbourne, Warwick, CV35 9EF,
UK
Résumé
On a entouré des plants de choux-fleurs (plantes-hôtes) de
trois espèces de tagètes (Tagetes) et de cinq autres espèces
de plantes aromatiques afin de déterminer si les plantes aromatiques
sont plus efficaces que les plantes non aromatiques pour perturber la
ponte des insectes ravageurs.
L’insecte « modèle » pour le test était
la mouche du chou (Delia radicum) et les plantes non aromatiques testées
comprenaient des plantes et des herbes à massifs courantes.
Des 24 espèces de plantes testées, 20 ont perturbé
la ponte de la mouche. Les plantes aromatiques n’ont pas été
plus efficaces que les non aromatiques. L’effet perturbateur a varié
d’une espèce de plante à l’autre, et il dépendait
de l’architecture des plantes non hôtes.
Dans les tests effectués, la plante la moins « perturbatrice
» a été la fumeterre courante (36 % de diminution
du nombre d’oeufs) et la plus efficace a été le chénopode
blanc (82 % de diminution). Les plants de cinéraire (couleur grise),
d’alysson (blanche) et de lobélie gonflée (bleue)
n’ont eu aucun effet perturbateur.
Pour avoir un réel impact, les plantes non hôtes doivent
être très proches des plants de choux-fleurs, à une
distance équivalente à celle de la culture interplants,
et être verts.
Contrairement à la croyance populaire, la forte odeur âcre
des plantes aromatiques ne dissuade pas les insectes ravageurs de se poser
et ne les repousse pas après qu’ils se soient posés.
La perturbation attribuable aux plantes non hôtes est simplement
causée par la présence de surfaces vertes supplémentaires.
Source
British Grassland Society, Actes du symposium 2004 no 37, « Organic
Farming: Science and Practice for Profitable Livestock and Cropping »
Association of Applied Biologist & Colloquium of Organic Researchers
English
Publié en Août
2008
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