
Incidence d'une culture d'engrais vert amendée au phosphate de calcium
minéral sur la dynamique du phosphore
Melissa Arcand1 et Derek Lynch2
La dynamique du phosphore (P) a été étudiée dans des champs sous régie
biologique et conventionnelle qui avaient amendés l'année précédente au
moyen de paille de sarrasin (Fagopyrum esculentum). Le sarrasin
avait été fertilisé au moyen de différents taux de phosphate de calcium
minéral provenant de sources diverses. Immédiatement après la récolte,
la paille de sarrasin (2,73 à 3,04 t de matière sèche/ha-1) a été
répandue sur la moitié de chaque parcelle d'origine, ce qui a donné lieu
à un dispositif en parcelles divisées où la grande parcelle est celle
qui a été traitée au phosphate de calcium minéral, et la petite parcelle
est celle qui a été traitée au paillis de paille.
L'apport en P fourni par la paille, qui s'est établi entre 12,16 et
36,01 kg/ha-1, a été supérieur de 4 %, 49 %, 83 %
et 184 % à celui de la parcelle témoin pour les grandes parcelles
qui avaient été traitées au Volcanaphos, au Calphos et au TSP à 800 (V800),
à 400 et à 800 (C400, C800), et à 800 kg P/ha-1 (T800), respectivement.
Le flux cumulatif de phosphate dans le sol (µg P 10 cm-2) a été
quantifié in situ au moyen de sondes Plant Root Simulator (PRSMC)
à membrane anionique pour C800 et T800 et s'est avéré considérablement
plus important (8,52 et 95,2, respectivement) que celui de la parcelle
témoin (5,21 µg/10 cm-2) sur une période de huit semaines. Des échantillons
de sol (0,15 cm) ont été analysés pour connaître leur contenu en
P extractible au bicarbonate de soude (STP). Les résultats démontrent
que C400 et C800 ont considérablement augmenté les valeurs du STP comparativement
aux échantillons témoins (7,22, 7,73 et 6,23 mg P/kg sol 1,
respectivement). Malgré les effets non négligeables de l'utilisation du
paillis et du phosphate de calcium minéral, les résultats peu élevés au
chapitre du STP et du flux de P portent à croire qu'il n'y a que peu de
potentiel pour le recyclage à court terme du P au moyen d'engrais verts.
Source
Colloque de recherche en agriculture biologique, Guelph, Ontario, Janvier 2006
(1) Department of Land Resource Science, Université
de Guelph
Guelph (Ontario) Canada N1G 2W1
(2) Department of Plant and Animal Sciences,
Nova Scotia Agricultural College, C.P. 550, Truro (Nouvelle-Écosse) Canada
B2N 5E3
Auteur-ressource : Melissa Arcand marcand@uoguelph.ca
English
Publié en avril 2007
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