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Conversion à l'élevage biologique, particulièrement en ce qui a trait au porc et à la volaille

J.-E. Hermansen, Karin Strudsholm, Klaus Horsted

Résumé
L'essor du secteur de l'élevage biologique est attribuable, d'une part, à l'intérêt accru manifesté par les consommateurs à l'égard des produits biologiques et, d'autre part, au nombre accru de producteurs qui se convertissent à la régie biologique, en partie grâce au soutien et aux subventions du gouvernement.

Pour se développer davantage, le secteur de l'élevage biologique doit s'assurer de répondre aux attentes de tous les intervenants concernés. Cet élément est d'autant plus important pour l'industrie du porc et de la volaille (à l'exception de l'industrie ovocole) si ces secteurs veulent s'éloigner des marchés à créneaux actuels et investir le marché alimentaire général, comme c'est le cas du boeuf et du lait issus de l'agriculture biologique.

D'aucuns estiment que l'étroitesse de la part du marché du porc et de la volaille biologiques tient du fait qu'il est beaucoup plus difficile pour les producteurs de porcs et de volaille,.comparativement aux producteurs de bovins et autres ruminants, de convertir un système conventionnel en système biologique de manière à assurer l'équilibre de tous les objectifs de la régie biologique. Les opinions divergent quant aux meilleures méthodes d'élevage, compte tenu du comportement inné des animaux, des risques de pollution attribuable découlant de la production et des objectifs de rendement. 

Ces différences d'opinions se reflètent dans la disparité de la réglementation adoptée au pays et dans l'Union européenne relativement à l'agriculture biologique. Ainsi, pour rendre compte de la réglementation visant à permettre l'expression du comportement naturel des animaux, on exige, entre autres, que les animaux aient accès à un pâturage ou à un enclos extérieur à certaines époques de l'année ou de leur vie.

Les installations extérieures les plus courantes dans les exploitations d'élevage intensif de porcs et de volaille sous régie biologique présentent certains inconvénients de taille en ce qui à trait à l'impact environnemental (risques de lixiviation de l'azote et volatilisation d'ammoniac), le bien-être des animaux (anneau nasal pour les truies), le taux de mortalité élevé chez les volailles et les contraintes relatives aux manipulations et à la gestion.

D'après l'expérience que l'on a acquise de ces systèmes, il semble nécessaire d'y apporter des modifications importantes. Il importe de développer des systèmes d'élevage sans contraintes à l'extérieur (pour le bien-être des animaux) qui sont établis de telle sorte que les animaux puissent par ailleurs avoir une incidence favorable sur d'autres éléments de l'exploitation.

Des recherches ont démontré que les truies gestantes peuvent subvenir à une grande partie de leurs besoins nutritionnels par broutage, que les pâturages fréquentés à la fois par les truies et les génisses permettent de réduire les risques d'infestation parasitique des génisses et que la tendance naturelle des porcs à déterrer les racines peut être gérée de manière à rendre pratiquement inutile les travaux de labours.

En ce qui a trait à la volaille, il semble qu'il soit possible de gérer, de façon efficace, d'importantes bandes de volailles puisque ces dernières peuvent désherber certaines cultures et contrôler les ravageurs dans les vergers. Ces éléments peuvent servir de fondements à une étude plus approfondie en vue de développer de nouveaux systèmes. 

 

Référence
Livestock Production Science, 2004, Vol. 90, No 1, pp. : 11 à 26
Copyright 2004 Elsevier B.V. Tous droits réservés.

Personne-ressource
Postboks 50 DK-8830
Tjele, Danemark
Courriel : John.Hermansen@agrsci.dk


IS : 0301-6226
RN : 7664-41-7; 7727-37-9
NE : 200500041943
Date de parution : 10 février 2005

Janvier 2007

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