
L’apport d’éléments nutritifs dans des amendements
biologiques appliqués à un sol non végétalisé,
à de la laitue et à du dactyle
A. M. Hammermeister1, T. Astatkie2,
E. A. Jeliazkova3, P. R.Warman3
et R. C. Martin1
On a de plus en plus recours à des sources biologiques d’éléments
nutritifs en horticulture vivrière et en production bio certifiée.
Les potentiels en apport d’éléments nutritifs du fumier
de volailles composté (FV), de la farine de plumes (FP), de la
farine de luzerne (FL) et du fumier de vers de terre (FVT) ainsi qu’un
échantillon de contrôle non amendé ont été
évalués au cours d’une expérience menée
en chambre de croissance.
Les amendements ont été appliqués à des
taux équivalents à 200, 400 et 800 kg total N/ha-1 à
un sol de faible fertilité. Les taux et les concentrations d’apport
en azote ont été respectivement mesurés sur une période
de 6 mois dans des pots non végétalisés à
l’aide de sondes PRSmc et de la méthode d’extraction
du KCl.
La biomasse des laitues (lactuca sativa L.) et du dactyle pelotonné
(dactylis glomerata L.) et l’assimilation de l’azote par le
dactyle ont été également mesurées.
Des analyses répétées de ces mesures ont révélé
des effets notables de l’interaction entre amendement, taux et temps
sur le taux d’apport et la concentration en N. Par rapport à
l’azote total appliqué, sa disponibilité allait de
50 à 70 % dans les traitements à la FP et au FV, et de 10
à 40 % dans les traitements à la FL; elle était de
10 % dans les traitements au FVT.
Des taux élevés de FP et de FV ont été toxiques
pour la laitue mais ont donné de bons rendements avec le dactyle.
Le FVT était sans danger pour la laitue mais, à long terme,
la faible disponibilité de l’azote a limité la croissance
du dactyle.
Des taux d’application supérieurs ne se sont pas traduits
par une augmentation correspondante dans l’apport en éléments
nutritifs. On devrait sans doute veiller à équilibrer les
proportions d’éléments nutritifs disponibles dans
les amendements en fonction des besoins des végétaux.
Source
Canadian Journal of Soil Science (2006) 86: 21-33
(1) Centre d’agriculture biologique du Canada, Collège
d’agriculture de la Nouvelle-Écosse, CP 550, Truro, Nouvelle-Écosse,
Canada B2N 5E3
(2) Department of Engineering, Collège
d’agriculture de la Nouvelle-Écosse, CP 550, Truro, Nouvelle-Écosse,
Canada B2N 5E3
(3) Department of Environmental Sciences, Collège
d’agriculture de la Nouvelle-Écosse, CP 550, Truro, Nouvelle-Écosse,
Canada B2N 5E3
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