
Qualité des fruits, capacité antioxydante et teneur en
flavonoïdes des bleuets (myrtilles) de culture biologique
et classique
S. Y. Wang, C.-T. Chen, W. Sciarappa, C. Y.
Wang et M. J. Camp
Résumé
L’impact des pratiques culturales sur la qualité des fruits
et la capacité antioxydante des myrtilliers arborescents var. Bluecrop
(Vaccinium corymbosum L.) ont été évalués
à partir d’échantillons de fin de récolte recueillis
au hasard dans des champs commerciaux du New Jersey.
Les résultats de cette étude montrent que les bleuets de
culture biologique présentaient des teneurs notablement plus élevées
en sucres (fructose et glucose), en acide malique, en composés
phénoliques totaux, en total des anthocyanes, ainsi qu’une
activité antioxydante (valeur ORAC - Capacité d'absorption
des radicaux oxygénés) supérieure aux fruits issus
de la culture classique.
Dans les fruits de culture biologique, les valeurs ORAC moyennes du total
des anthocyanes et de la teneur totale en composés phénoliques
étaient de 46,14 µmol de Trolox (TE)/g de poids frais (pf),
131,2 mg/100 g de pf, et 319,3 mg/100 g de pf, respectivement. (Ndt :
l’unité ORAC est exprimée en µmol de Trolox
Equivalent ou TE par gramme ou litre.)
Dans les fruits de culture classique, les valeurs ORAC moyennes du total
des anthocyanes et de la teneur totale en composés phénoliques
étaient respectivement de 30,8 µmol de TE/g de pf, 82,4 mg/100
g de pf et 190,3 mg/100 g de pf.
La culture biologique a par ailleurs produit des fruits avec des teneurs
supérieures en myricétine 3-arabinoside, quercétine
3-glucoside, delphinidine 3-galactoside, delphinidine 3-glucoside, delphinidine
3-arabinoside, petunidine 3-galactoside, petunidine 3-glucoside et malvidine
3-arabinoside, comparativement à la gestion classique.
Une corrélation significative est apparue entre les valeurs ORAC
et le total des composés phénoliques et des anthocyanes.
Ces résultats indiquent que, même compte tenu des variations
dans les teneurs en phytonutriments d’une ferme à l’autre
et d’un système cultural à l’autre, les différences
marquées entre les deux types de gestion agricole sont évidentes.
Source
Journal of Agricultural and Food Chemistry (2008) 56: 5788-5794
English
Publié en décembre 2008
|