
Combler la rupture de l'échange métabolique entre l'agriculture
et la nature : défis posés aux agriculteurs biologiques
Darrell McLaughlin
St. Thomas More College,
Université de la Saskatchewan,df_mclaughlin@yahoo.ca
Michael Clow
St. Thomas University,
Fredericton (Nouveau-Brunswick), mclow@mail.stu.ca
L'inquiétude grandit à l'échelle globale relativement à la sécurité alimentaire
en particulier et à la sécurité en général, de même qu'aux effets sociaux
et environnementaux des pratiques agricoles. Récemment, John Bellamy Foster
(2001) nous rappelait que, il y a plus de 100 ans, Karl Marx décrivait
déjà, au moyen du concept de « rupture de l'échange métabolique »,
les problèmes de pérennité écologique et sociale issus de l'industrialisation
et de l'agriculture capitalistes.
Les intervenants du secteur de l'agriculture biologique travaillent à
mettre au point un nouveau modèle d'agriculture qui permettrait d'assurer
la pérennité. On considère que l'agriculture durable, ou pérenne, vise
: le respect des processus naturels et la diminution des dommages causés
à l'environnement grâce à une saine gestion des cycles hydrologique et
nutritif, des flux énergétiques et des organismes bénéfiques présents
dans le sol. Il existe par ailleurs une corrélation explicite entre, d'une
part, un approvisionnement alimentaire sain et salubre et, d'autre part,
le dynamisme des collectivités rurales.
Dans la présente étude, j'examinerai les efforts déployés par certains
intervenants du secteur de l'agriculture biologique dans son contexte
actuel pour combler cette rupture de l'échange métabolique entre l'agriculture
et la nature.
Texte intégral
(In English)
Source
Colloque de recherche en sciences sociales. Guelph, Ontario. January 2004
English
Publié en avril 2007
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