
Élevage
Durabilité des fermes laitières du Canada
R.C. Martin, M. H. Main, A. H. Fredeen et A. Georgallas
Collège dagriculture de la Nouvelle-Écosse, Truro,
N.-É, Canada B2N 5E3
Introduction
Les fermes laitières du Canada ont été fort productives
; un de leurs défis actuels est également dêtre
durables aux points de vue environnemental et économique. Une ferme
durable est un système sain qui continue à produire des
aliments nourrissants tout en fournissant des profits à lagriculteur.
Matþriel et mþthodes
Nous avons employé le Modèle de production laitière
durable de lAtlantique (MPLDA) (« Atlantic Dairy Sustainability
Model », ou ADSM) pour évaluer la durabilité en termes
de marge bénéficiaire économique ($/an), niveaux
de carbone des sols (t/ha), taux dérosion des sols (t/ha/an),
efficacité dutilisation de lazote (kg de N produits/apports
de kg de N achetés), lessivage de lazote (kg de N/ha/an),
efficacité dutilisation de lénergie fossile
(MJ produits/apports de MJ achetés) et émissions de gaz
de serre (ÉGS, en kg déquivalents-CO2 / kg déquivalents-lait).
Les effets ont été évalués pour des fermes
laitières ayant deux niveaux différents dapports de
produits de cultures (niveaux haut et bas), 4 niveaux de production moyenne
par troupeau continu (PMTC) (5500, 7500, 9000 et 11000 kg de lait / vache
/ an) et 2 niveaux dutilisation des pâturages (forte utilisation
des pâturages, contre bétail confiné). On a supposé
que la qualité du fourrage était élevée, que
la gestion des pâturages était très bonne, et que
les fourrages comportaient environ 1/3 de légumineuses. Le MPLDA
a aussi été utilisé pour évaluer un système
de production laitière avec des périodes de lactation synchronisée
de 280 jours, du fourrage contenant 40% de légumineuses, des coûts
plus bas de logement et de machines, et une saison de broutage de 180
jours.
Résultats et discussion
Les résultats indiquent généralement que la durabilité
a été optimisée dans les cas dapports faibles,
de forte utilisation des pâturages, et de PMTC de 5500 et 7500 kg
de lait / vache / an. Si on compare le système biologique à
broutage saisonnier à dautres systèmes, tous les indicateurs
de durabilité démontrent lavantage du système
saisonnier biologique (Table 1). Le système à apports élevés
et à bétail confiné sest montré le moins
durable, du point de vue de tous les indicateurs. Au Canada atlantique,
où le prix des terres est relativement bas, il semblerait réaliste
de revoir les méthodes de gestion et lee objectifs de production.
Table 1. Profils de durabilité pour des systèmes comparés
de production laitière
| Dairy Systems |
margin
($1000/y) |
Soil C
(t/ha |
Soil erosion
(kg/ha/yr |
N out /
purchased
N in |
Leaching
(kg N/ha/y) |
MJ out /
purchased
MJ in |
GHG (kg CO2 eq. / kg milk eq.) |
| Organic Seasonal 5500 RHA |
136 |
86 |
2.0 |
16.6 |
3.5 |
1.54 |
0.62 |
| Low, Pasture 7500 RHA |
101 |
69 |
5.8 |
7.4 |
4.7 |
1.06 |
1.06 |
High, Confined
11000 RHA |
97 |
56 |
9.5 |
0.36 |
10.2 |
0.81 |
1.37 |
Conclusions
Le système biologique à broutage saisonnier à PMTC
de 5500 kg de lait / vache / an, se montre plus durable que dautres
systèmes, selon tous les indicateurs de durabilité.
|